L’instrumentalisation de la nostalgie autour de Harry Potter

La bande-annonce du reboot de Harry Potter vient de sortir. Je ne l’ai pas regardée et je ne compte pas le faire. Peu importe la qualité dudit reboot, je ne souhaite pas soutenir la propriété intellectuelle de J. K. Rowling d’un centime. Pourquoi ? Elle œuvre depuis des années, à l’aide de sa richesse indécente, pour agressivement saborder les droits des personnes trans. Sa cruauté démesurée vise principalement les personnes trans sur lesquelles elle projette sa propre misogynie, mais elle n’hésite pas non plus à tourner en dérision l’asexualité.

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La nostalgie et Harry Potter

Je comprends tout à fait le phénomène de la nostalgie, d’une passion qui endure pour une œuvre de fiction qui a marqué nos jeunes années. J’ai grandi avec la saga Harry Potter aussi. Mais tout comme il me serait impensable de me rendre à un concert de Bertrand Cantat aujourd’hui, je ne soutiendrai plus rien qui rapporte de l’argent à Rowling : cet argent sera directement utilisé pour persécuter une population déjà marginalisée, et de plus en plus visée, notamment aux États-Unis où l’intention de génocide sur les personnes trans est à peine voilée.

L’instrumentalisation de la nostalgie pour vendre n’est pas un phénomène nouveau, c’est une stratégie marketing comme une autre. On ne peut pas ignorer que Rowling soutient financièrement des fonds privés et associations transphobes, elle ne s’en cache pas. Il n’y a rien d’indirect ici. Soutenir Harry Potter à l’heure actuelle, c’est soutenir la transphobie.

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