Les abus émotionnels

J’ai remarqué que souvent, lorsque le sujet des abus est abordé, la plupart des gens pensent à des violences physiques. Ainsi, il n’est pas inhabituel qu’une personne ayant subi des violences émotionnelles ne s’en rende pas compte avant un certain moment. Souvent, il faut lire la définition de ces violences pour comprendre qu’on en a été victime.

On parle d’abus émotionnels, ou abus psychiques, lorsqu’une personne est maltraitée et que cela provoque les mêmes symptômes psychologiques que des abus physiques (peur, dépression, trauma, etc).

Voici quelques exemples :
– des commentaires dégradants ou insultes envers vous
– votre opinion est constamment mise de côté comme si cela n’avait aucune importance
– l’usage de sarcasme et de blagues pour vous rabaisser brutalement
– minimiser ou réduire à néant vos accomplissements et vos objectifs
– agir envers vous d’une façon que la personne détesterait si vous le faisiez en retour
– se chercher des justifications et ne jamais présenter d’excuses
– remettre la faute sur vous et vous faire culpabiliser
– vous abandonner ou vous ignorer afin de vous « punir »
– vous humilier en public
– vous menacer afin d’obtenir ce qui est voulu
– vous isoler de votre famille et/ou vos relations

Hurler sur quelqu’un jusqu’à ce que la personne cède dans une prise de décision, et l’intimider tant qu’elle n’ose plus présenter un avis contraire : c’est un abus émotionnel. Contrôler les finances de quelqu’un, menacer de privations, prétendre qu’un abus a été causé par la victime et que c’était « pour son bien » : ce sont des abus émotionnels.

Voici quelques « signes » se manifestant souvent chez les victimes d’abus émotionnels :
– constamment s’excuser
– cacher ses ressentis par peur de vous faire de vous contrarier
– s’écrouler durant des petits conflits par peur que cela dégénère
– une mauvaise estime de soi, dûe aux insultes
– le besoin d’être rassuré·e fréquemment

Souvent, les victimes expérimentent ces ressentis :
– l’impression d’être constamment à fleur de peau, à cran
– l’impression de ne rien pouvoir faire correctement
– avoir peur du partenaire et de ce qu’iel pourrait faire ou dire
– faire certaines choses ou au contraire les éviter, afin de contenter lae partenaire
– l’impression de mériter la douleur infligée par leur partenaire
– se demander si on perd la tête
– l’impression de ne plus rien ressentir, d’être un cas désespéré, la dépression

« Lorsque j’exprimais des émotions, j’étais toujours puni-e, et maintenant, lorsque j’exprime des émotions, je me sens extrêmement coupable sans pouvoir expliquer pourquoi, ce qui me fait me sentir encore plus coupable. »

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